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NopPar Sylvie Gagnère - Lagrandeparade.com/ Nop est un ours tout ébouriffé. Assis sur un fauteuil poussiéreux du Depotorium des Objets Trouvés, il est entouré de tricoteurs, rapiéceurs et couturiers, beaucoup trop occupés pour lui parler.

Lire la suite : Nop : de magnifiques illustrations pour un album poétique et sensible

Les inclassablesPar Guillaume Chérel - Lagrandeparade.fr/  C’est la bonne surprise de cette fin d’année. Ceux qui connaissent « La Clique », spectacle de cirque improbable, auront une petite idée de ce qui les attend. En moins trash. « Les Inclassables » est un spectacle… inclassable, car non résumable, impossible à étiqueter. Pour tout public, avec au programme de l’humour, de l’émotion, du rêve… de l’émerveillement. « Les Inclassables » réunissent quasiment tous les genres du spectacle vivant : comédie, mime, danse, musique, cirque: « Nous sommes à l’ère des croisements, des mélanges, assure Eric Bouvron, le Monsieur Loyal à l’accent sud-africain ( ?!). On ne peut pas classer un musicien qui jongle tout en faisant rire en imitant un éléphant qui danse sur des patins à roulettes sur la banquise. Donc on dit c’est un inclassable. ».

Lire la suite : Les Inclassables : la promesse d'une soirée fort agréable et qui porte bien son nom

Europa Par Sylvie Lefrère - Lagrandeparade.com/ Le Printemps des comédiens, à Montpellier, ouvre sa quarantième édition avec une création, « Europa », mise en scène par Krzysztof Warlikowski, partagée avec Wajdi Mouawad, auteur, d'après le texte "Le serment d'Europe ".

Lire la suite : Europa par Krzysztof Warlikowski : histoire de transmissions

visuel Par Romain Rougé - Lagrandeparade.com/ La journaliste Giulia Foïs et le metteur en scène Etienne Gaudillère invitent le public à s’emparer de cette question qui dépasse le cadre médiatique pour toucher tous les pans de la société. Présentée au Théâtre Molière de Sète, la pièce a joué son rôle : celui d’éveiller (intelligemment) les consciences.

Lire la suite : « Faut-il séparer l’homme de l’artiste ? » : vibrant plaidoyer pour les victimes de violences...

uniquePar Delphine Caudal - Lagrandeparade.com/ Envie d’un one-woman-show musical déjanté ? C’est la proposition d’Hinde Daoui, cet été, au festival d’Avignon. Au théâtre Marelle des Teinturiers, tous les jours à 14h30 (sauf jours de relâche), l’artiste promet un spectacle intelligent, touchant, certainement autant que ses réponses à notre sollicitations écrite.

Pour patienter, voici les questions auxquelles la comédienne a pris soin de répondre, rendant le rendez-vous avec elle, incontournable.

Le nom du spectacle est : "Fille unique". Pour quelle raison ce sujet vous a-t-il paru si riche pour en faire une pièce de théâtre ?

J’ai choisi d’appeler ce spectacle Fille Unique parce que ce terme ouvre énormément de portes narratives et émotionnelles. L’expression “fille unique” arrive presque toujours avec tout un imaginaire de clichés : la petite princesse surprotégée, l’enfant seule dans sa chambre, celle à qui on a tout donné… ou à l’inverse celle qui manque de repères collectifs. Cette dualité entre unicité et solitude est devenue le fil rouge du spectacle. Tout au long du one girl show, j’explore une question très simple en apparence, mais finalement assez universelle :
“Peut-on se sentir unique sans se sentir seul ?”

Ce qui m’intéressait aussi, c’était de jouer avec le mot fille appliqué au monde adulte. On parle encore parfois de “vieille fille” pour désigner une femme célibataire et sans enfant, comme s’il fallait absolument être choisie, validée ou définie par un homme pour devenir enfin une “vraie” femme. Je trouve cette vision très datée… et surtout assez violente. À travers l’humour, le spectacle questionne donc aussi les clichés qui entourent les femmes qui ne rentrent pas dans le fameux “bingo” de la réussite sociale : le couple, les enfants, la stabilité parfaite, la vie bien rangée. Et surtout, il essaie de montrer qu’on peut être différente, atypique, parfois un peu à côté… sans forcément être malheureuse ou exclue.

Dans quelles circonstances écrivez-vous (lieu, moment, habitudes...?) Avez-vous eu des difficultés/facilités particulières à écrire cette pièce ?

J’écris le plus souvent chez moi, à ma table de travail… ou sur ma table de jardin quand il fait beau. Comme beaucoup de processus créatifs, mon écriture fonctionne par vagues. Il y a des périodes très inspirées, où les idées s’enchaînent presque toutes seules, et d’autres où je peux rester devant mon ordinateur pendant des heures sans réussir à sortir une ligne. Pour cette nouvelle version de Fille Unique, j’ai eu la chance d’être accompagnée par une coach artistique qui m’a aidée à creuser le fameux fil rouge du spectacle et à structurer mes idées autour d’axes très clairs. Ce travail m’a permis d’aller beaucoup plus loin dans les thèmes abordés et de faire émerger des réflexions auxquelles je n’avais pas pensé dans la première version. Aujourd’hui, l’un des compliments qui me touche le plus, c’est quand des spectateurs me parlent de la qualité d’écriture du spectacle ou de sa progression dramatique. Cela peut parfois contraster avec certains spectacles d’humour où les sujets s’enchaînent sans véritable lien. De mon côté, j’ai besoin d’un thème fort, d’un vrai fil narratif et d’une évolution émotionnelle. C’est d’ailleurs ce que j’aime moi-même retrouver quand je vais voir un spectacle. Après, comme dans toute création vivante, j’ai toujours envie de réécrire une phrase, une scène ou une transition pour la rendre plus efficace. C’est sans doute la difficulté quand on est à la fois autrice et comédienne de son propre spectacle. À un moment, il faut savoir dire “merci” à l’autrice… et laisser la comédienne prendre le relais. Parce qu’un texte ne peut vraiment prendre toute son ampleur que lorsqu’on accepte enfin de le faire vivre sur scène. Et ça, paradoxalement, c’est probablement la chose la plus difficile à accepter.

Finalement, aujourd'hui, quel est votre regard sur la solitude de l'enfant sans fratrie ?

Mon regard est assez multiple sur la question. D’un côté, j’ai beaucoup d’empathie pour l’enfant sans fratrie, notamment face à certaines responsabilités qui arrivent plus tard : devoir gérer seul.e ses parents vieillissants, porter parfois une forme de pression liée au fait d’être “l’exemplaire unique”, ou avoir le sentiment qu’il faut absolument réussir. Mais à l’inverse, je vois aussi énormément de richesse dans cette situation. Être enfant unique peut pousser à développer très tôt son imaginaire, son autonomie et sa créativité. Quand on grandit seul, on apprend souvent à inventer des mondes, à observer les adultes, à créer ses propres personnages… et dans mon cas, ça a clairement nourri mon goût pour la scène et l’humour. Et puis je pense surtout qu’on peut avoir une famille de cœur aussi forte qu’une famille de sang. Ne pas avoir de frère ou de sœur biologiques ne veut pas dire qu’on ne peut pas construire des liens fraternels extrêmement puissants à travers l’amitié. Personnellement, j’ai une amie d’enfance que je considère comme ma sœur. Et parfois je plaisante en disant que j’ai eu de la chance : c’est une sœur que j’ai choisie, et pas subie ! Quand je vois d’ailleurs le nombre de personnes qui entretiennent des relations compliquées avec leur fratrie, je me dis qu’au fond, il n’existe pas vraiment de modèle familial parfait. Chaque configuration apporte ses forces, ses fragilités… et beaucoup de matière à raconter sur scène.

Quelle idée souhaiteriez-vous faire naître/alimenter dans l'esprit de vos spectateurs au sujet du théâtre ?

Je trouve que le théâtre est un lieu profondément magique. Pendant une heure ou deux, le temps se suspend. Des inconnus s’assoient côte à côte, rient ensemble, ressentent ensemble… et repartent souvent un peu moins étrangers les uns aux autres. À une époque où tout est consommé très vite, souvent seul derrière un écran, je crois profondément à la puissance du spectacle vivant. Rien ne remplace l’intensité d’une expérience live : l’énergie d’une salle, un silence qui s’installe, un fou rire collectif, une émotion imprévue, un moment d’improvisation qui n’existera plus jamais de la même manière.
Le théâtre, c’est justement le lieu de tous les possibles. Un endroit où quelque chose d’unique peut se produire entre un artiste et un public. Et je pense que nous avons de plus en plus besoin de ces moments-là : des moments réels, humains, imparfaits parfois… mais profondément vivants. Si mes spectateurs repartent avec l’envie de revenir au théâtre, de rire ensemble, de ressentir ensemble, alors j’ai déjà l’impression d’avoir réussi quelque chose.

Fille unique
Spectacle sélectionné au festival d'humour de Beaune 2024, Tournon et Mauves de Rire 2025 ainsi qu’aux Feux de l'Humour 2026.Il fut également Coup de cœur du jury du Tremplin Gleeden Talent Show 2025.
Auteure/ interprète : Hinde Daoui
Mise en scène : Delphine Grand
Durée : 1h10

Dates et lieux des représentations: 
- Du 4 au 25 juillet  2026 ( relâche les 7, 8, 15, 22 juillet) au Théâtre Marelle des Teinturiers à 14h30   

monde nouveauPar Romain Rougé - Lagrandeparade.com/ Le duo Nathalie Garraud - Olivier Saccomano se paye le néolibéralisme avec cette pièce aussi savoureuse qu’exténuante, qui zoome sur notre techno-monde et les mécanismes du pouvoir.

Lire la suite : « Monde nouveau » : une Alice au pays des datas

camillePar Delphine Caudal - Lagrandeparade.com/ Après le festival de clown début mai 2026, le théâtre des Beaux-Arts Tabards propose une série de pièces d’un autre genre, mettant en avant les jeunes talents. L’occasion de découvrir de nouvelles créations, permettant originalité et expérimentations artistiques. Les 21 et 22 mai 2026, « Camille ! » et « Nos premiers pas » prendront place sur scène, respectivement à 19h et à 21h. Suivront « Exit » et « Ursa Major », les 23 et 24 mai.

Lire la suite : Le Festival des Jeunes Talents : quatre jours pour découvrir des artistes émergents!

faux britishPar Xavier Paquet - Lagrandeparade.com/ Quand une partie de l’équipe qui avait brillamment mis en musique « les Faux british » remet le couvert, on piaffe d’impatience. On attend autant de loufoquerie, d’inventivité dans le comique permanent et d’humour tant léché que cocasse.

Lire la suite : Mon royaume pour un poney : un divertissement aux allures de farce inachevée

DéfoncéPar Christian Kazandjian - Lagrandeparade.com/ Témoignage, des ténèbres à la lumière, d’une vie confrontée à la violence, le sexe, la drogue, avec le rock, le punk, la dérision et le rire comme exutoire.

Lire la suite : Défoncé : le long chemin d’une rédemption

c'est quoi ça?Par Delphine Caudal - Lagrandeparade.com/ A l’occasion du festival P.I.F « Plume Impro Festival », qui aura lieu du 28 mai au 31 mai 2026, au théâtre de La Plume de Montpellier, Kevin Le Guillou présente son spectacle « C’est quoi ça », un duo d’improvisation avec Maëlle Arsant, accompagné de quelques musiciens.

Lire la suite : « C’est quoi ça ? » : un spectacle d'impro à hauteur de petits bouts

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