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Ligeia : une adaptation théâtro-circassienne du conte préféré d’Edgar Allan Poe

Écrit par Julie Cadilhac Catégorie : Théâtre Mis à jour : mercredi 4 mars 2020 14:37 Affichages : 1536

chinookPar Julie Cadilhac - Lagrandeparade.com/ Conte ésotérique troublant, « Je pense, écrit James Gargano, que Ligeia ne peut se mieux comprendre que comme l'histoire d'un homme (le narrateur et non Poe) qui, ayant vécu une fois dans le royaume de l'idéal, cherche à recréer son extase perdue, au prix même de la folie.» Ligeia, c'est l'expression éperdue d'une volonté d’immoralité, un refus de la mort et du deuil…jusqu’au paroxysme.

La compagnie Chinook a opté pour la présence du comédien aguerri Grégory Nardella en narrateur aliéné sur le plateau, accompagné des acrobaties aériennes au tissu de Mégane Garençon. Un pari ambitieux et courageux car l’univers fantastique et les chimères fantomatiques de Poe ne sont pas évidentes à restituer avec justesse. Avouons-le : la mise en scène de Toni Cafiero déçoit…ou du moins lasse les spectateurs connaisseurs par son manque de renouvellement esthétique. Gregory Nardella n’est pas toujours bien audible dans son personnage à la nervosité grelottante - le texte raffiné en pâtit - et le côté souffreteux de son jeu fait redondance avec le désespoir inhérent à l’oeuvre de Poe. Mégane Garençon apporte la fraîcheur de sa jeunesse, une touche de mystère séduisante, une présence poétique convaincante…dont la technique reste cependant perfectible et gagnerait en fluidité. Cette adaptation de Ligeia, fantasmagorie baroque qui se débat contre la faux menaçante, malgré sa scénographie de suaires blancs et noirs qui charment l’oeil et les qualités indéniables des deux interprètes, ne réussit pas complètement à exprimer l’entêtante musique de ce cauchemar amoureux.
C’était la première dans le cadre du festival Imprudences du Théâtre Jacques Coeur Lattois. L’on suivra avec intérêt cette toute nouvelle compagnie dans la construction de son identité artistique (qui n’en est qu’à ses balbutiements). 

« Je ne puis pas me rappeler, sur mon âme, comment, quand, ni même où je fis pour la première fois connaissance avec Lady Ligeia. De longues années se sont écoulées depuis lors, et une grande souffrance a affaibli ma mémoire. Ou, peut-être, ne puis-je plus maintenant me rappeler ces points, parce qu’en vérité le caractère de ma bien-aimée, sa rare instruction, son genre de beauté, si singulier et si placide, et la pénétrante et subjuguante éloquence de sa profonde parole musicale, ont fait leur chemin dans mon coeur d’une manière si patiente, si constante, si furtive, que je n’y ai pas pris garde et n’en ai pas eu conscience. » (Ligeia, Edgar Poe)

Ligeia
Compagnie : Chinook
Avec : Mégane Garençon, Grégory Nardella
Regard de : Virgile Dagneaux et Toni Cafiero
Chorégraphe : Virgile Dagneaux
Metteur en scène : Toni Cafiero
Adaptation : Mégane Garençon & Toni Cafiero
Son, vidéo et musique : Olivier Soliveret
Captation : Aletheia Audiovisuel

Dates et lieux des représentations: 

Découvert en Février 2020 au Festival Imprudences du Théâtre Jacques Coeur - Lattes ( 34)

ligeia