« L’homme qui n’avait pas assez d’une vie » : ....dans l’abyssale spirale du mensonge !
- Écrit par : Félix Brun
Par Félix Brun - Lagrandeparade.com / « L’art est toujours affaire d’improvisation. Il en va de même pour la vie, même quand l’imprévisible semble ne pas figurer au menu. »
Qui est-il ? Andrew Tarbell, peut-être Gary Summers, ou plutôt Benjamin Bradford… les identités changent tout au long de sa vie qui est une véritable cavale, une fuite permanente vers d’autres existences. Son arbre généalogique est à jamais irréalisable ! Pour devenir un autre, se substituer en quelque sorte, il a assassiné un voisin, incendié un voilier, s’est sauvé par miracle d’un accident de voiture, sans compter tous les stratagèmes qu’il a imaginés et scénarisés pour réussir ses impostures assassines. Anne, sa deuxième épouse avec qui il partageait cette frénésie de supercheries, et qui fut son grand amour, lui a donné un fils Jack, un autre fils… Que fait-il en fait : avocat, photographe, père écartelé ? Or Jack, devenu journaliste d’investigation, dénonce l’usurpation - par un avocat spécialisé dans les successions - du scénario d’un écrivain récemment disparu…mais cet homme de loi, Adam Bradford, s'avère être le frère ignoré de Jack... Comment Andrew Tardell va-t-il résoudre cet inattendu et déchirant problème entre ses deux enfants ?
Douglas Kennedy invite le lecteur dans les méandres et les dédales du mensonge, de l’imposture, de l’usurpation d’identité avec un talent inégalé et une subtilité déconcertante. De concours de circonstances en coups de théâtre, nous naviguons dans un océan d’incertitudes, de surprises et de quiproquos excitants. Avec humour et pertinence, l’auteur se moque du monde et de l’Amérique « trumpiste » en particulier. « Dieu n’est qu’un synonyme de culpabilité ». Il explore avec acuité tous les aspects de la nature humaine, ce qui ravit et passionne le lecteur.
« Je suis certain d’une chose : il n’y a qu’après la mort que le passé s’efface vraiment. Jusque-là il flotte comme une ombre au-dessus du présent, jour après jour. Surtout quand certaines choses qui n’auraient jamais dû arriver mais sont arrivées quand-même, et qu’il n’y a rien à faire pour y remédier. »
L’homme qui n’avait pas assez d’une vie
Auteur : Douglas Kennedy
Traduction : traduit de l’anglais (U.S.A) par Chloé Royer
Editions : Belfond
Date de parution : 07/05/2026
Prix : 22,90€
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