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« Grand Prix » : Benjamin Biolay en pole position

Écrit par Serge Bressan Mis à jour : lundi 29 juin 2020 22:19 Affichages : 608

biolayPar Serge Bressan - Lagrandeparade.com/ Partout. Sur le circuit tout en courbes resserrées et longues lignes droites, on ne voit que lui. Ces dernières semaines, il s’est assuré la pole position en dominant les séances d’essai, les officielles- il en aurait été de même s’il y avait eu encore le warm-up du dimanche matin, cette ultime séance qui précède le Grand Prix… et il aurait suffi de presque rien pour le voir au volant d’une Mercedes, d’une Red Bull Honda, d’une McLaren, d’une Renault, voire d’une Ferrari !

A 47 ans, Benjamin Biolay se lance donc dans son « Grand Prix »- titre ô ! combien évocateur de son nouvel et neuvième album solo et studio… Oui, en ces temps de post-confinement, l’auteur- compositeur- interprète- réalisateur et aussi acteur a grandement occupé le circuit, l’espace médiatique. Il y eut d’abord un premier single et le clip, c’est « Comment est ta peine ? », pop song aussi impeccable qu’imparable que des plumitifs posés à l’ouest ont qualifiée, avec une pointe de dédain, de « chanson de l’été ». Il y a ensuite la déferlante Biolay durant les deux semaines qui ont précédé la sortie de « Grand Prix » : soudain, même la presse qui, hier, lui trouvait des airs hautains, prétentieux, dédaigneux a retourné sa veste de critique, ce « raté sympathique »… Biolay, le plus grand. Biolay, le boss. N’en jetez plus, la cour est pleine !

Longtemps, jeune homme né à Villefranche-sur-Saône et premier prix de trombone au Conservatoire de Lyon, un père clarinettiste, une mère petite-fille du fondateur de la fabrique de couteaux Opinel, il a été une énigme pour le PCF (Paysage de la Chanson Française). Décalé, doué (trop ?), suractif… Au début, plus que pour son premier album « Rose Kennedy », il a été reconnu pour les chansons qu’il a écrites avec Keren Ann pour l’album qui a relancé en 2000 Henri Salvador : « Chambre avec vue », sur lequel figure ce qui est déjà un classique, « Jardin d’hiver ». Déjà, pointait la mélancolie. Cette mélancolie qui habite les treize chansons de « Grand Prix », qui « est une forme de rébellion, explique-t-il à la radio. Ce n’est pas forcément quelque chose qui me déplait. La mélancolie, c’est refuser certaines disparitions, certaines absences. Ma vie n’est faite que de ruptures. J’ai quitté ma petite ville très tôt, ensuite je me suis installé dans une ville que j’adorais- Lyon, et après j’ai dû venir à Paris… J’ai l’impression d’avoir laissé beaucoup de gens sur la route. Quand la mélancolie arrive, je la ressens comme une force. Comme le dernier endroit de ma rébellion ». La mélancolie élégante, comme une marque de fabrique chez Benjamin Biolay qui a lancé, dans ce neuvième « Grand Prix », son bolide pop et beau…
biolayUn bolide qui perpétue le souvenir de légendes de la Formule 1, ce sport automobile né en 1950- ces pilotes devenus légendes et morts sur le circuit, Jim Clark, Ayrton Senna… et aussi Jules Bianchi, ce jeune Français décédé à 25 ans après un long coma consécutif à un accident au Grand Prix du Japon. C’est d’ailleurs cette disparition qui, confie Benjamin Biolay, lui a inspiré un texte qui est devenu « Grand Prix », la chanson qui donne son titre à ce nouvel album… Mais la Formule 1 et le sport automobile qui ponctuaient un dimanche après-midi sur deux pour le jeune Biolay devant la télé avec ses oncles sur le canapé qui ronflaient, ne sont pas les seules constituantes de cet album. Au hasard des treize chansons qui sonnent comme le moteur d’une Ferrari rouge prête à hennir comme un cheval cabré, il y a aussi l’amour, la rupture et bien sûr, la mélancolie qui, avec Biolay, pourrait déclencher un oxymore puisqu’elle y accolerait le mot « heureuse ». Il y a également la peine, donc nombreux pendant les tours d’avant-Grand Prix sont ceux qui lui ont demandé : « comment est ta peine ? » Alors, il répondait, petit sourire : « Comme ci, comme ça, toujours la même chose. Ça n’a pas bougé… »
Et, chanteur sentimental lancé à 300 kilomètres/heure sur le circuit d’Imola (là où se tua Ayrton Senna, triple champion du monde, le 1er mai 1994), il revient encore et encore à la mélancolie. En glissant : « Dans la pop music, c’est le Graal de réussir à faire des chansons un peu rythmées et mélancoliques. C’est toujours ce que j’ai cherché à faire ». Et de replonger dans ses souvenirs et influences revendiquées : Gainsbourg et Sinatra et aussi, et surtout la pop music des années 1980 avec New Order et The Smiths (et leur chanteur éternellement charismatique Paul Morrissey), ou encore Julian Casabiancas, le leader de The Strokes. Ainsi, pour ce « Grand Prix », Biolay a souhaité faire rugir de plaisir le bolide. Pour ce faire, il a convoqué son guitariste fidèle, le très doué Pierre Jaconelli. Ce qui donne, au final, des chansons d’une belle élégance- à l’exemple de « La roue tourne », qui répond de la plus des manières à « Ton héritage », un des temps forts de « La Superbe » en 2009. Timide élégant, mélancolique fulgurant, après le tournage d’une série télé (« Rebecca » pour TF1) cet été et une tournée qui débutera à l’automne prochain, il se rêve interprétant l’écrivain et aviateur Antoine de Saint-Exupéry. Son prochain Grand Prix ?

Benjamin Biolay : « Grand Prix »
Label : Polydor / Universal Music
Parution : 26 juin 2020

La tracklist
1/ « Comment est ta peine ? »
2/ « Visage pâle »
3/ « Idéogrammes »
4/ « Comme une voiture volée »
5/ « Vendredi 12 »
6/ « Grand Prix »
7/ « Papillon noir »
8/ « Ma route »
9/ « Virtual Safety Car »
10/ « Où est passé la tendresse »
11/ « La roue tourne »
12/ « Souviens toi l’été dernier »
13/ « Interlagos Saudade »

biolayDates et lieux des concerts:
>Octobre 2020
21 et 22, Nantes (44) / 28, Casino de Paris (75) / 29, La Maroquinerie- Paris (75) / 30, Olympia- Paris (75).
>Novembre 2020
10, Saint-Lô (50) / 14, Le Splendid- Lille (59) / 15, Théâtre Sébastopol- Lille (59) / 26, Lyon (69) / 27, Caluire et Cuire (69) / 28, Decines Charpieu (69).
>Janvier 2021
20, Angoulême (16) / 23, Le Havre (76) / 27, Equeurdreville Hainneville (50) / 22, Saint-Brieuc (22) / 29, Brest (29).
>Février 2021
10, Marseille (13) / 19, Grenoble (38) / 23, Biarritz (64) / 27, Toulouse (31).
>Mars 2021
17, Vernouillet (28) / 18, Tours (37) / 19, Caen (14) / 24, Reims (51) / 26, Rouen (76).
>Avril 2021
3, Besançon (25) / 7, Strasbourg (67) / 9, Dijon (21) / 10, Nancy (54).